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10 février 2008

la rose des sables

09/02/2008

 

 

tu sais…. par terre, là, comme une rose des sables… cette esquisse, ce diadème estompé… c’est l’écho lointain, futur des parois

du cœur incertain…  autour de moi les parois de glace, de verre… fragiles… ce tintement… l’onde qui s’extrait de la rose, la rosace immatérielle… l’onde s’épanouit ou se trouble… son chant en moi comme une fontaine…. j’aimerais la voir imprégner enfin, la terre… ondoyer d’autres joues, un autre regard que le mien, perdu… j’aimerai une coupe pour cueillir l’eau et étancher la soif ou le goût de la pureté et de ce qui laisse

la lumière

passer.

 

 

Dans l'ombre de vos voix

10/02/08

 

 

allons bon… monte un poème, dans la lumière d’hiver, le sein de cristal, qui éclabousse la peau terrestre

 

cri de jouissance lactée, point d’orgue irrésolu, orgasme d’aube.

 

Le poème rare sourd d’un pore unique, ruisselle sur le ventre du désert. Ces temps la parole est rare. Quelqu’un a dit hier « c’est comme si ma présence devenait peu à peu silencieuse ». des fois les poèmes se taisent, longtemps. ce n’est pas grave. L’eau ne manque pas, au fond, dans l’ombre.

 

quelqu’un disait hier « ces temps-ci je disais à mes collègues c’est bizarre je m’intéresse de plus en plus à l’ombre et moins à la lumière »

 

puis « je suis traversée, je repose là, dans l’ombre de vos voix ».  

 

« On » veut me chasser de ma maison. Janvier est pour moi le temps des chasses. Les choses qui arrivent fondant du ciel comme des harpies, la bouche en feu d’insultes. C’est le temps de naissance de ma sœur. Expulsions.

 

Cette nuit je cherchais une maison, avec un enfant. Un chauffeur-chauffard noir brûlant les feux,  croquant les trottoirs, passant par les chas des aiguilles parmi la foule nous emmenait vers le pas de ma porte. Avec Matthieu l’enfant-mots.

 

La maison était confuse. Le pas de ma porte, il avait disparu. Quelqu’un avait emporté les escaliers.

 

Momentanément je recevais une visite d’ombres dans ma chambre, des ombres dont je ne rêve jamais, des ombres qui hantaient ma pré-naissance… La tante carabosse détruisait une cage où j’aurais voulu clore un rat qui enflait.

 

Puis autre version : ma maison était récupérée, en une splendeur bourgeoise, ors et stucs, elle enflait, elle se déployait, tout autour, ma maison-chambre était colonisée par un gigantesque bordel bourgeois, crédences, lustres et bergère, mes voisines les maquerelles à soixantaine Chanel s’invitaient à des chocolats épais. J’avais charge d’âme, deux petits enfants, il fallait les surveiller. se méfier des vieillards débonnaires. se méfier des ogres.