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10 novembre 2007
Forges stellaires
10:03 Publié dans la prunelle de mes yeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Lame d'au-delà
tu as parlé d’impuretés, d’insuffisamment trempé dans la lame de mon crâne.
depuis fume la lente fusion. Dans le fourreau de chair tout fond et se reconstitue. tout brûle. La matière disparaît dans la lueur.
Échos, tocsin : mon cœur cogne comme une masse sur l’enclume, pulse, sourdement. derrière la lueur.
La lueur est faite de feu et de douleur. l’âme cuit. ma langue cuit.
Tu as parlé et la glace a attaqué mutation. Les raisons ont disparu. Toutes. les bonnes, les mauvaises. les tiennes, les miennes.
Seul évènement : la survenue. L’exhumation d’une veine inouïe, incréée de la mine.
Soufre, safran. je disparais. j’apparais.
Ce n’est pas la raison, ce n’est pas la justice. C’est le choc de deux matières dont l’alchimie incombe aux plus sourdes aux plus hautes aux plus légères aux plus subtiles
pressions. Comme la chair sous la gouge et le maillet je disparais. Comme la chair sous la gouge j’apparais.Qu’importe. je hais la douleur la vieille douleur qui fume mon âme. qu’importe. elle n’échappe pas au bûcher. tous les chemins y passent. bons, mauvais. Ici sous cette porte je suis jugée. La jauge étroite m’écorche et le chemin continue à défiler sous mes pas. Les cribles de glace me traversent. Je n’évite pas la douleur. je ne veux pas non plus. mais tout de moi est debout quand elle me parsème. Seul destin de ma stature, cette lame, plus irréelle.
Lame d’au-delà.
09/11/2007
09:40 Publié dans cendres d'octobre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09 novembre 2007
La gueuse et la princesse
J’ai oublié la rage parce que je souffre moins. Ma rage je l’habillais d’atours somptueux, comme une mendiante pouilleuse pour en faire une reine. Je trempais le pinceau dans mon sang pour faire du rouge, cymbale de cinabre, orgasme d’empereur. un rouge de Chine profond. Je trempais le pinceau dans la coupe bouillante du soleil, pour sa couronne. Je trempais la plume dans mes larmes les plus pures, coulées des glaciers d’extrême altitude : bleu.
Le vert était le prince des arbres, l’ancêtre renaissant dans la gloire éblouie des premières feuilles. Pour le noir, le plus oublié des cachots de mon cœur.
Et la catin dansait, clinquant des hanches, agitant sa mitraille et ses piécettes, pour tromper un instant la mort, gagner du temps… Rage du renard qui mord le piége d’acier noir, rage du cheval mordant ses flancs sous la douleur.Maintenant je fais le contraire. Je ramasse une princesse dans le ruisseau, je la pare de guenilles car la vraie princesse doit briller par la preuve de sa peau nue, et la mort devant elle doit baisser ses paupières.
La princesse ne danse pas, elle regarde. Elle ne parle pas beaucoup d’ailleurs, elle se tait. Elle attend que tombent les loques, les mots, les défroques, que la langue se rebrousse les couleurs rétrogradent réintègrent le prisme reconstituent la première lumière le premier univers le commencement la seconde qui précède le commencement le battement de cœur où la pensée s’ouvre comme une fleur le flash
« enfin »
04/11/2007
21:36 Publié dans cendres d'octobre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04 novembre 2007
Un mot rond comme un caillou
Cesser
de consentir
quand c’est fait
Reprendre le ressac
nerveux
de la révolte.
De même, quand la révolte s’éternise
se perd en débattre pathétiques
Consentir gravement
désespérément, avec pureté.
Pour l’heure
refus
de la falaise
qui s’obstine contre mes eaux
refus
de leur retombées mousseuses
refus
de l’oubli des langues
serpentines des langues cramoisies
refusde l’atmosphère tachée de fièvre qui se délite.
Je hurle
contre la pierre
qui repousse mes eaux cambrées,
l’outremer chevauchant des dangers salins,
comme la grève, battue comme plâtre, hurle
à l’encontre de l’assaut des vagues
qui la soumettent et se retirent.
Non
est un mot rond
comme un caillou
qui tient bien
en bouche.
Il sied parfois
d’en tenter le mors.01/11/2007
23:00 Publié dans cendres d'octobre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
01 novembre 2007
Depuis le Joujou rouge encore
10:30 Publié dans la prunelle de mes yeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le silence des paupières
J’aurais pu dire
aux étoiles fugitives
de se fermer
j’aurais pu
dire aux paupières
Chut
taisez vos regards,
embrassez le sommeil
comme deux jeunes sœurs dans ces tableaux trop romantiques
J’aurais pu dire à tout ce sang
à tous ces ors
Taisez-vous
Maintenant
assez de cris
assez de corps
à corps et à cris
cessez
de réclamer
(ainsi clament les trompettes du jugement
sans discontinuer
au dernier seul closent
les yeux)
Le jugement dernier je l’attends sans baisser les yeux.
Dans la nuit fraîche je bois le silence.
Pour garder la douceur des calices.
28/10/07
10:17 Publié dans cendres d'octobre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note








