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04 novembre 2007
Un mot rond comme un caillou
Cesser
de consentir
quand c’est fait
Reprendre le ressac
nerveux
de la révolte.
De même, quand la révolte s’éternise
se perd en débattre pathétiques
Consentir gravement
désespérément, avec pureté.
Pour l’heure
refus
de la falaise
qui s’obstine contre mes eaux
refus
de leur retombées mousseuses
refus
de l’oubli des langues
serpentines des langues cramoisies
refusde l’atmosphère tachée de fièvre qui se délite.
Je hurle
contre la pierre
qui repousse mes eaux cambrées,
l’outremer chevauchant des dangers salins,
comme la grève, battue comme plâtre, hurle
à l’encontre de l’assaut des vagues
qui la soumettent et se retirent.
Non
est un mot rond
comme un caillou
qui tient bien
en bouche.
Il sied parfois
d’en tenter le mors.01/11/2007
23:00 Publié dans cendres d'octobre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Commentaires
Celui-là, je l'adore. Plein, dense, net.
Particulièrement ces mots :
"Consentir gravement
désespérément, avec pureté".
Je trouve qu'en ce momentsil y a plein d'éergie nouvelles. Des énergies qui trouvent de nouvelles façons de se dire. Comme si elles cherchaient, ces énergies.... un passage. Juste après la peau, quand on a traversé tout l'intérieur, juste après la peau, il y a le ciel. Entre la peau et le ciel, quelques illusions sans importances....
Ecrit par : Franck | 05 novembre 2007
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