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01 novembre 2007
Le silence des paupières
J’aurais pu dire
aux étoiles fugitives
de se fermer
j’aurais pu
dire aux paupières
Chut
taisez vos regards,
embrassez le sommeil
comme deux jeunes sœurs dans ces tableaux trop romantiques
J’aurais pu dire à tout ce sang
à tous ces ors
Taisez-vous
Maintenant
assez de cris
assez de corps
à corps et à cris
cessez
de réclamer
(ainsi clament les trompettes du jugement
sans discontinuer
au dernier seul closent
les yeux)
Le jugement dernier je l’attends sans baisser les yeux.
Dans la nuit fraîche je bois le silence.
Pour garder la douceur des calices.
28/10/07
10:17 Publié dans cendres d'octobre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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