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27 septembre 2007

vue aérienne - 13 : II, la matière noire

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La vérité la matière noire

de l’univers

Il paraît que la plus grande partie de la masse

celle qui porte la majeure partie de la gravité

est cachée

 

sombre

 

invisible.

 

Il y a dans l’univers ce qui émet des rayonnements lumineux,

ce que nous pouvons observer,

et ce que l’on sait être là, inobservable.

 

La vérité sombre.

La vérité cachée.

La vérité invisible.

 

Pourtant son emprise

sa gravité est majeure, la plus massive,

sur la matière telle qu’elle est ressentie depuis l’œil bleu humide barbouillé de nuages de notre planète, la Terre.

 

Il faut remarquer l’homonymie entre notre planète et le sol où l’on enterre, chez nous autres héritiers des chrétiens de l’ouest européen qui ont accouché de télescopes, de laboratoires, de postes de chercheurs en astrophysique et de bourses de doctorat,

entre l’humus, débris des ossatures des arbres morts, et le taire, l’enterré de la bouche.

Les gens qui se cachent on dit aussi qu’ils se terrent. Par exemple les ennemis publics numéro 1 traqués, et aussi tous les inconnus sans aucun numéro, terrorisés, se terrent.

 

Il apparaît donc un lien de langage entre la peur, la cachette, le silence et la mort. Et j’affirme qu’on peut supposer,

suppôt de Satan ou d’hypothèse,

que la vérité, cachée, le corps enterré de la vérité,

la pièce à conviction,

 

dégage cet étrange parfum similaire de la matière noire, noire de silence, d’esquive.

 

Elle pend à notre flanc comme la côte de la mort. Ceci dit en miroir de la côte d’Adam, soi-disant gravide de vie.

 

Mais je ne dis pas ça pour le plaisir de choquer d’encrer le peuple comme une poulpe perverse, moi je crois la vérité  vivante, et même le vivant du noyau,

mais son ignorance, pis, son insouciance pulse funèbre, comme un fœtus qu’on oublierait d’accoucher, mettre au monde.

 

Naître au visible. Quitter le lacustre pour l’aérien.

Où les rayons circulent selon une autre lyre, une orbe rectifiée.

 

Le nourrisson qui semble aveugle naît aux yeux, seulement aux yeux, les yeux sont son véritable baptême,

sans yeux pas de nom, innomé, innommable, recalé des limbes.

 

Peut-être cette vérité en souffrance

ou en gésine

est cette part non vue d’aucun œil ?

 

Il n’y a même pas de mot pour dire non-vu

il y a inouï,

mais le langage n’a pas procréé pour de l’inimaginable.

 

A quel point ces vues aériennes (oui, aériennes – et j’ai plusieurs fois écrit le lapsus vie pour vue)

sont sillonnées des mots de la gestation… Ca ferait plaisir à un psychanalyste doctrinaire (ce qui m’ennuie)

mais enfin ça me fait plaisir aussi, ça veut dire que quelque chose se passe,

passe

le col et c’est ce qui conte, ce qui compte, ce qui conte.

 

 

 

vue aérienne 13, second temps – 27 septembre 2007

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