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30 août 2007
vue aérienne
Je voulais la toucher l’image je la voulais contre moi je voulais son goût dans ma bouche.
L’image était comme l’image mortelle de l’autre qui dort la belle au bois dormant éternelle celle qui ne peut échapper parce qu’elle dort alors elle ne s’enfuira pas elle ne se dissoudra pas en poussière comme le corps des vampires Mèche de fouet du soleil.
Je suis allée prendre son tissu dans ma main et le froisser.
Une bête image je ne le pense pas bien sûr. aucune image n’est bête. maisons. rue. arbres. prés. Route. la route pour y aller. la route pour en partir.
La possibilité d’une force qui ne finit pas. pas tout de suite. encore un peu. attends.
je ne suis pas encore mort attends.
vue aérienne – 30 août 2007
17:53 Publié dans Vue aérienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Vue aérienne
17:50 Publié dans la prunelle de mes yeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Suivre Claude Pérès
"Il y a ce cœur qui bat. Qui se bat."
J’ai écrit un mot sous un texte de Claude ; comme il a pris la tangente vers un nouvel espace, je ne suis pas sûre qu’il le lise. Je me suis dit que je pourrais le mettre ici comme un panneau de signalisation vers ses nouvelles pénates :
http://claudeperes.over-blog.com/
Bonjour Claude. J'aime te lire. Te lire pour moi c'est une expérience saine et vivifiante ; une cure de courage et de dénudement.
Un funambule tout nu sur un fil ! J'aime quand tu marches tout droit et même, j'aime quand tu perds parfois un poil l'équilibre et que tu tombes, parce que c'est le risque. C'est touchant. Et j'adore parce que tu remontes toujours. Les crocs retroussés !
Bref.
Moi ça ne me gène pas que tu n'écrives pas longtemps. Je trouve ça normal dans un travail d'écriture franc... Laisse toujours une adresse !
08:55 Publié dans Bouche à bouche | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Le grain de cette vie
Le grain de cette vie…
comme une peau…
comme ta main dans mon rêve…
son unique battement…
Une main faite d’âme
j’aurais reconnu le grain de sa voix
dans l’encre obscure
amarrée
à nulle nuit…
Écrit en aveugle…
écrit comme une bouteille dans la mer du rêve…
croisant d’île en île
collier d’écume à leur cou…
Écume à ma bouche
où se colle
muettel’empreinte de ton nom.
08:29 Publié dans constellations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09 août 2007
L'échine
Mon corps !
est une échine !
Hippocampe !
Harpie ailée !
Comme le bronze sifflant
du grand serpent qui tord ses anneaux dans le sable brûlé
bloc d’os cambrés,
griffes des côtes
ouvertes à craquer !
Vers l’espace,
ma chair embrasillée,
vers l’espace,
son tison tonnant !
2006
21:57 Publié dans constellations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07 août 2007
Là où rugit
Là où rugit
le lion bleu de la peur
crinière d’entrailles
Dans l’orbe hérissé de viscères
le mufle
il faut y poser la main.
Je descends
dans la cave
de mes tripes
L’escalier de mes côtes
résonne blanc
sous mes pas
et l’obscurité est froide
et la bête se confond avec l’autre soleil.
Dans mon torse
je passe les bras
et mes doigts empoignent
le nœud de serpents
Et le bleu des veines
coule entre les phalanges
et crisse.
Je descends dans mon torse
et la nuit résonne blanc
Mais rebondit
contre le tambour du cœur rouge
Accroupie dans mon ventre
j’attends le lever du soleil.22:55 Publié dans constellations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05 août 2007
Echos nocturnes
20:51 Publié dans la prunelle de mes yeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ruisseau du rêve
Le mot litanie
des parcelles de rêves
comme les strates d’une pierre éclatée,éparses…
D’un côté sempiternelles,
les attaques, les parades, le défilé des douleurs,
le souffle court…
Brisures des trahisons
voix écorchées lambeaux de bête
à la sortie des abattoirs.
Garde-à-vous de la mémoire.
Recensement des heures de peur et de déchirement.
Mais
entre ces pierres sèches
la jointure d’une eau rare
le visage les mots et la paume
douce
de l’étoile qui désaltère.
Cours d’eau qui promet
mesure inaltérable
faveur inépuisable
eaux du ciel offertes à la rivière.
20:48 Publié dans constellations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note









