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30 août 2007

vue aérienne

Je suis allée là-bas. je voulais c’était comme L’image était si forte elle collait mes yeux comme un tee-shirt plein de sueur La sueur à foison des corps à corps et des luttes nocturnes avec les pieuvres des draps.

 

Je voulais la toucher l’image je la voulais contre moi je voulais son goût dans ma bouche.

 

L’image était comme l’image mortelle de l’autre qui dort la belle au bois dormant éternelle celle qui ne peut échapper parce qu’elle dort alors elle ne s’enfuira pas elle ne se dissoudra pas en poussière comme le corps des vampires Mèche de fouet du soleil.

 

Je suis allée prendre son tissu dans ma main et le froisser.

 

Une bête image je ne le pense pas bien sûr. aucune image n’est bête. maisons. rue. arbres. prés. Route. la route pour y aller. la route pour en partir.

 

La possibilité d’une force qui ne finit pas. pas tout de suite. encore un peu. attends.

 

je ne suis pas encore mort attends.

 

vue aérienne – 30 août 2007

 

 

Vue aérienne

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Suivre Claude Pérès

"Il y a ce cœur qui bat. Qui se bat." 

J’ai écrit un mot sous un texte de Claude ; comme il a pris la tangente vers un nouvel espace, je ne suis pas sûre qu’il le lise. Je me suis dit que je pourrais le mettre ici comme un panneau de signalisation vers ses nouvelles pénates :

http://claudeperes.over-blog.com/

Bonjour Claude. J'aime te lire. Te lire pour moi c'est une expérience saine et vivifiante ; une cure de courage et de dénudement.

Un funambule tout nu sur un fil ! J'aime quand tu marches tout droit et même, j'aime quand tu perds parfois un poil l'équilibre et que tu tombes, parce que c'est le risque. C'est touchant. Et j'adore parce que tu remontes toujours. Les crocs retroussés !

Bref.

Moi ça ne me gène pas que tu n'écrives pas longtemps. Je trouve ça normal dans un travail d'écriture franc... Laisse toujours une adresse !

Le grain de cette vie

Le grain de cette vie…

comme une peau…

comme ta main dans mon rêve…

son unique battement…

 

Une main faite d’âme

j’aurais reconnu le grain de sa voix

dans l’encre obscure 

amarrée

à nulle nuit…

 

Écrit en aveugle…

écrit comme une bouteille dans la mer du rêve…

 croisant d’île en île

collier d’écume à leur cou…

 

 

Écume à ma bouche

où se colle

muette

 

l’empreinte de ton nom.

 

09 août 2007

L'échine

 

Mon corps !

est une échine !

Hippocampe !

Harpie ailée !

 

Comme le bronze sifflant

du grand serpent qui tord ses anneaux dans le sable brûlé

bloc d’os cambrés,

griffes des côtes

ouvertes à craquer !

 

Vers l’espace,

ma chair embrasillée,

vers l’espace,

son tison tonnant !

 

 

2006

 

07 août 2007

Là où rugit

 

 

Là où rugit

le lion bleu de la peur

crinière d’entrailles

Dans l’orbe hérissé de viscères

le mufle

il faut y poser la main.

Je descends

dans la cave

de mes tripes

 

L’escalier de mes côtes

résonne blanc

sous mes pas

 

et l’obscurité est froide

 

et la bête se confond avec l’autre soleil.

 

Dans mon torse

je passe les bras

et mes doigts empoignent

le nœud de serpents

 

Et le bleu des veines

coule entre les phalanges

et crisse.

 

Je descends dans mon torse

et la nuit résonne blanc

 

Mais rebondit

contre le tambour du cœur rouge

 

Accroupie dans mon ventre

j’attends le lever du soleil.

05 août 2007

Echos nocturnes

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Ruisseau du rêve

Ruisseau du rêve

 

 

 

Le mot litanie

 

des parcelles de rêves

comme les strates d’une pierre éclatée,

 

éparses…

 

D’un côté sempiternelles,

les attaques, les parades, le défilé des douleurs,

le souffle court…

Brisures des trahisons

voix écorchées lambeaux de bête

à la sortie des abattoirs.

Garde-à-vous de la mémoire.

Recensement des heures de peur et de déchirement.

 

Mais

entre ces pierres sèches

la jointure d’une eau rare

le visage les mots et la paume

douce

de l’étoile qui désaltère.

 

Cours d’eau qui promet

mesure inaltérable

faveur inépuisable

eaux du ciel offertes à la rivière.

 

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