07 août 2007
Là où rugit
Là où rugit
le lion bleu de la peur
crinière d’entrailles
Dans l’orbe hérissé de viscères
le mufle
il faut y poser la main.
Je descends
dans la cave
de mes tripes
L’escalier de mes côtes
résonne blanc
sous mes pas
et l’obscurité est froide
et la bête se confond avec l’autre soleil.
Dans mon torse
je passe les bras
et mes doigts empoignent
le nœud de serpents
Et le bleu des veines
coule entre les phalanges
et crisse.
Je descends dans mon torse
et la nuit résonne blanc
Mais rebondit
contre le tambour du cœur rouge
Accroupie dans mon ventre
j’attends le lever du soleil.22:55 Publié dans constellations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Ecrire un commentaire