07 août 2007

Là où rugit

 

 

Là où rugit

le lion bleu de la peur

crinière d’entrailles

Dans l’orbe hérissé de viscères

le mufle

il faut y poser la main.

Je descends

dans la cave

de mes tripes

 

L’escalier de mes côtes

résonne blanc

sous mes pas

 

et l’obscurité est froide

 

et la bête se confond avec l’autre soleil.

 

Dans mon torse

je passe les bras

et mes doigts empoignent

le nœud de serpents

 

Et le bleu des veines

coule entre les phalanges

et crisse.

 

Je descends dans mon torse

et la nuit résonne blanc

 

Mais rebondit

contre le tambour du cœur rouge

 

Accroupie dans mon ventre

j’attends le lever du soleil.

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