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24 juin 2007
Sables
22:41 Publié dans la prunelle de mes yeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les pieds mouillés par la poussière du sable noir
Les pieds mouillés par la poussière du sable noir, j’arrivais aux portes de la vie.
Plaques d’étain, lourdes, fermées comme un gong. Les oreilles remplies par les murmures du vent. Noir.Aux portes de la vie ma bouche s’ouvrit pour délivrer le mot de passe.
Noir.
Le métal de l’ouverture rougeoya sa fente. L’or de ma chair s’anima.
Alors vinrent de toutes parts les armées des morts.
Versèrent les siphons du ciel.
Aux portes de la vie s’entonna
s’amassa la trombe : requiem.
La porte dernière, les morts m’y réclamaient.
De chaque souvenir des gosiers tués vivants ;
de chaque pelletée versée sur leurs yeux pleins de larmes ;
De chaque racine perforant la mongolfière de leurs poumons d’enfants ; de chaque viol ils hurlaient, mendiaient, suppliaient mon consentement.Par toutes mes charges d’amour, ils voulaient faire de ma vie l’hôte du Don. Noir.
La paix qu’ils n’avaient pas connue.
pressentie. osée. Les gravats mêlés de leur foi et des supplices qui n’avaient espéré main confiante. Mon rêve d’or saurait y reposer.
L’arche du sourire si forte. Faire escorte à leurs pleurs éteints.Avant même que d’avoir goûté l’air et la boisson du soleil.
Déroutes de ma chair mourante. Amande incandescente du vivant, lueur impossible, lointain gonfalon du refus.
Je déchirai les voiles de leurs cris. Je passai.Longtemps le sanglot puisa en moi le chagrin de ce premier Don. Toujours l’écho murmuré de la source noire.
Longtemps la chamade de ma chair blessée. Longtemps le recul, la révérence des discrètes agonies.
à la lisière de l’œil. charriés par mes pleurs rares.
charriés par mes crues.
Maintenant, leurs débris dans ma traîne.
Malgré le mors du refus à ma bouche de mariée.
22:36 Publié dans constellations | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20 juin 2007
Le fantôme de la pure inquiétude
Au corps qui pousse
une clameur splendide,(chant muet d’un tenant
qui donne
à chaque place de muscles, chaque place de peau,
une ouverture croissante du ciel)
l’humain s’ajuste.
A l’être dont chaque place
est un appel brûlant
d’un cœur d’eau, de feu, de vent
l’humain se précise.
A l’être dont le corps
qui n’est qu’un cœur et qu’un appel
Ouvre, fend, traverse la terre et la féconde
comme un soc divin
l’humain se mesure.
Humain que consume la flamme d’éternel.
Ce fantôme de sa plus pure inquiétude,plus aiguë liberté,
Le hante quand le cheval marque le sol
du xylophone de ses sabots.23:40 Publié dans constellations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Haute école Nevzorov
22:01 Publié dans la prunelle de mes yeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06 juin 2007
Never complain, never explain
Dans la yourte de tes os
j’incante ma nef,
cheval !
Dans les courants de ton pas
s’inspirent mes alizés
quittant les falaises.
A la danse de ton front qui s’illumine
au joyau scintillant de ta course
j’allume mon étoile.
Ton œil se coule
dans l’inspir du galop,
languide, moqueur,
au sourire de ton sabot le vent
s’ensorcelle et soulève ta cadence.
Je prie
aux savoirs infinis de ta chaleur
le savoir des naissances et du sang.
Je bois aux sources timides de tes naseaux
sensibles comme le papillon au calice,
battant doucement comme un cœur.
Sous la nuit du sabot le plaidoyer reste coi.
Seul demeure
l’agenouillement
et l’arc électrique
de la blessure.
Rouge enchantement,
la plaie de la cymbale.
Sur les cuivres vibrants, chants cerclants du cœur,
j’appose un doigt.
Celui qui creuse la lèvre des anges
pour le secret
aux portes des berceaux…
Ouvrant le ciel infini à l’aune des bras ouverts.
Suppliques et offrandes,
fin des distinctions.
La cause de la flamme,
brûler le feu
jusqu’à l’extinction.
Dans ton grand vol horizontal
never complain, never explain.
09:40 Publié dans constellations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Equus
02:46 Publié dans la prunelle de mes yeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les poésies inédites
O Mirage-le-noir couché dans la paille, auprès de qui je m’assois, deux mètres de chaleur vivante qui se relève à grands sursauts de cuisses hautes comme moi.
La pensée des poésies inédites, des savoirs en pure perte, accord des profondeurs du réel : ce geste cent fois vu de l’humain aspiré vers la fenêtre, posté à l’espace, dès lors que le téléphone à la main. Chaque jour millions d’humain regardant le ciel, enfin.
02:44 Publié dans constellations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03 juin 2007
writing
20:38 Publié dans la prunelle de mes yeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le battant de mon dire
Cœur ouvert
renoncer à fermer
sa paupière
Tant de pensée tant de maux
constat à compter
indexer sur deux doigts :
une viande et une parole.
Mon corps mortel attend
le battant de mon dire
comme une cloche claire.
Airain périssable
de ma peau
Espace cerclant
de mes veines.
20:35 Publié dans constellations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'oeil ouvert
Sur le fond de cette toile l’encre a bu ma vie.
Ma peau où la peur a pénétré
tant d’années déjà
comme la crasse incrustée
L’écheveau simple de mon torse et de mes bras
et le circonflexe plié de mes jambes cloué dans un coin
là où se plisse le châssis
jeté
en vrac
comme des bottes pleines de boue au loin
vers la douche chaude
La peur a pénétré comme un buvard
ma peau
longtemps échinée
à être sauvée
et peut-être
après tant d’années, tant d’étal sur tant de tendons et de cris
renonçant
renonçant à toute image
incurvant juste
lentement
prudemment
la fleur attentive du regard sur les pétales défaits de ma vie
Tant de cris tant de frénésie
terriers creusés, trésors déterrés au milieu des mirages
le temps d’un arc en ciel
tant de cris pour me taire
Clore la bouche
l’œil ouvert.
20:31 Publié dans constellations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



















