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23 avril 2007
Comme le métal
J’ai été comme le métal
rougi
sous le marteau
tordu sous les coups
J’ai été comme la joaillerie des veines
dans la fanfare des crocs
comme la dentelle ouverte
échappant des fontaines au jaillissement de carmin
J’ai été comme l’aile de l’oiseau
sous la dent du chat
saccage du vol
J’ai été comme le cœur de l’oiseau
expirant dans l’écho
du battement qui s’assourdit
J’ai été cela
et je suis le sable sur la grève
le sable seul qui contemple la mer.
J’ai été le cri
trop épuisé pour remonter la gorge,
et retombant.
Je suis le roc nu,
herbes sèches en fissure
admirant le vent et pleurant les étoiles.
Trace de larmes des rosées.
Je suis la blessure asséchée,
la peau au cuir cousu.
Celle qui va dans l’espace.Celle qui marche sur le sol
ouvert au ciel.
Le souvenir vif du vol.
Je suis celle qui parle au chemin.
Je suis celle que regardent les bêtes muettes
car elles entendent mon silence dans la rumeur.
Je suis celle que reconnaissent les arbres,
frères de long enfantement.Je suis celle que regrettent leurs murmures,
apaisent les gestes des ramures.
Mon regard trace les plus longs couloirs.
Mon regard tutoie les cimiers des lointains.
Mon regard nage en dauphin
aux plus vastes estuaires
j’ai le passe des limites secrètes.
Deuils.
Verrai-je jamais l’or des jeunes feuilles
poindre à ma lèvreles pétales danser mes yeux
la chair blondir et enfanter
naître et mourir ? verrai-je jamais mes os heureux de passer ?Rire aux éclats de leurs colonnes dans les ors du soir couché sur le monde
courtisane cramoisie.
21:15 Publié dans constellations | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Commentaires
Vous serez celle qui est aimée...
Ecrit par : Lari | 30 avril 2007
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