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03 avril 2007
Toi qui surgis
Toi qui surgis là, dans un rapide du courant,
toi dont l’éclat ruisselle dans les diamants des gouttelettes
toi qui a pris mon cœur à l’éperon de ta présence
toi dont la silhouette tremble sur le col de la montagne
comme une virgule dans l’air pur
toi dont le regard
a embroché les flammes et les nuages de mon âme,
par hasard, et par nécessité,
tu es devant moi, au coin d’un pan d’air…
Dans l’étrange recoin des vêtements,
tu ne me connais pas, tu ne m’approches pas, tu es ailleurs.
nos regards croisant parmi les bancs des regards
parfois croisent leurs lames, et prennent un bord pour tirer la ligne de la voile un peu plus loin dans la journée.
Je vois fleurir
sur tes traits connus des humeurs et des rumeurs
fleurs de fossés, de talus, de promenades à moi inconnues.Rôde le pétale des splendeurs, plane l’ombre des nuages étincelants, les marées de l’être au lieu local de l’océan.
Rôde et plane
l’albatros, envergure béante, f
rôlant la vague sans jamais se poser.
09:51 Publié dans C'est l'écaille dans les strates du souffle | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Commentaires
Etonnant....? Nouveau...? Le poème cherche un visage, ou peut-être l'a-t-il trouvée. C'est la saison où les visages se cueillent sur le bord des chemins, où la lumière du ciel descend un peu plus bas pour guider nos pas, pour éclairer la main qui se tend vers des regards naissants...
Ecrit par : Franck | 04 avril 2007
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