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14 mars 2007

Fouille

si je fouille

les instants

comme le brochet la vase

les instants de ces jours

tremble l’hameçon de la lumière

qui me nargue dans l’océan du ciel, dans la caresse si tendre de la terre enlacée

le reste s’entrechoque comme des galets dans un remous

juste le cri

de la lumière étendue là

comme une peau nue

comme une chair qui appelle

appelle l’éclair tonnerre de la main aimante

 

la lumière traversant les troncs

comme les jambes d’une alanguie entre les draps

oui

le chahut de l’eau les chocs aphones

dans le remous

et là, non-pareil,

le chant pur

et dans l’entaille l’herbe tranchée

sa rumeur d’herbe à ma narine

et la lèvre tremblante la lèvre douce du cheval

et la vérité du corps qui se tait

 

Vérité de silence absolument loquace,

couronne de bras, réponse cerclée

la vérité de mon visage qui court à l’encolure,

là où s’est réfugiée la vie sans bruit

la vie qui ne jacasse, qui ne débat, l’affirmation pure comme le cri du rayon dans l’amour de l’air.

Commentaires

Ce qui nous paît dans le cheval, c'est la lumière qui se dégage lui... plus que tout autre animal, il y a une présence nette, incisive... Il a à faire avec l'espace, ,les étendues et leurs couleurs... l'homme se débat, quant à lui, avec le temps... l'homme à cheval est un être complet dont la vocation est la liberté et le bonheur et la conquête...
Il est étonnant de constater combien les sensations, les émtions sont plus fortes et plus réelles lorsque nous chevauchons... l'octave supérieur....

Ecrit par : Franck | 15 mars 2007

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