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11 mars 2007

A mes tempes

À mes tempes

mes tempes

battent tambour

 

sur la faille bleue

comme la lèvre de l’océan

 

la veine fragile fragile

la vulve de la vague

 

dague de la lumière

allège le bleu

jusqu’à l’infini infime.

 

La chamade

sur la fleur bleue de la tempe

bat tambour

des cœurs anciens

 

rappel rappel

outre invoquée

outrepleine du son sourd de l’océan.

 

Les vagues comme les chiens de la mer

ramènent toujours ramènent

 

la trace grêve rincée

la trace

toujours subsiste de l’oubli

et de l’antienne

 

du rappel

 

 

 

Commentaires

Intéressantes, ces vagues qui battent le temps. Avec l'écume blanchie des mots...
Ces océans qui nous habitent, avec leurs lumières et ce goût salé d'éternité...

Ecrit par : Franck | 14 mars 2007

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