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26 février 2007

Coulée

Je suis, je vis,

je nais ma coulée

comme la fontaine nourrissone s’extirpe de l’étreinte de la terre

je renais de l’humus amassé des défaites, feuilles défaites, mille fois, les feuilles poumons de l’arbre et ses mains adorantes…

 

jet d’eau abattu

saigne sa pureté,

pureté d’être

pleurant vers la lumière

tronc d’arbre abattu

rêvant sa colonne

et du souffle du rêve

ressuscitant.

 

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