23 février 2007
Rosace
Je l’écris – je ne l’écris pas.
Entre deux souffles, entre deux portes
l’aorte
qui nous lie
au bief de nos limons
trame de nos jours d’aube et de brumes
lame de nos midis.
Ton souffle presque tari
flaque évaporée
bouge à peine
puits de fatigues.
Douce et lassée
la soie que je puise
en lisière des poumons
échoués contre moi comme des nuages.
Suave et usée
la trame du souffle
que je lisse comme une chevelure
sur cette épaule en courbe
étire et scintille aux diagonales du soleil
qui bruine à la harpe
de la fenêtre.
Caresse du souffle à même l’âme
à même ma bouche tiède
comme un cheval qui questionne.
Les écueils sertissent
comme des éclats de verre
les jours désargentés
les fleuves glissent, fluides,
aux accrocs déchiquetés.
Marée d’or.
18:55 Publié dans C'est l'écaille dans les strates du souffle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





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