« Manifeste d'écriture | Page d'accueil | sous une étoile noire »
01 septembre 2006
Pégase
L’ange… l’ange rampe et s’extrait de mon nombril,
gerbe d’or encoquillée,
l’ange ouvre la paume de ses ailes
les plumes de ses doigts
filent
s’effilent
plongent dans la suie soyeuse du cosmos
Son sourire tremble un instant dans la queue d’une comète…
Flaque de ses yeux parmi les nébuleuses…
Vers moi…
Parmi les arcs des constellations,
il prête ses ailes à un éclair dansant,
cabriole cabrée,
diamant qui s’échine,
oui, Pégase devant moi, Pégase…
L’escarboucle géante des sabots
tambourine la membrane de nuit,
grondement de l’estampille,
fait chanter les planètes
à gorge déployée fondent les étoiles
l’espace courbe ses cordes comme une harpe…
Alors ma bouche au souffle immense
ouvre son baiser vers le cœur du monde,
approche la corolle sombre de l’univers,
son calice à l’expansion de cygne,
et ma langue harponne le centre des galaxies-spirales
cœur noir pulsant,
infiniment, infiniment
22:12 Publié dans constellations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Ecrire un commentaire