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23 juillet 2006
Marchant sur les eaux
Du bout
de mes pieds
funambulise
une crête de vague
Tout est verre, ici,
fendu cristal de l’air et de ce qui s’ourle
comme un œil
dont la paupière se soulève
la mer
comme un œil aveugle à l’iris de cérule, la prunelle,
enflante cymbale d’obscur
sous la chiquenaude du soleil
(Zoom d’iris quand la fleur
exhibe le fond de sa pensée,
les tripes de son calice,
sa jouissance crucifiée, l’organe de son rire)
Donc la mer
se soulève, regarde et jette un coup d’œil
par-dessus la lisière des eaux,
(la mer toute embaumée
de ses citernes de larmes)
Moi me hissant sur le frisson de ses cils nombreux
Moi battant des bras à la limite de l’envol
dansant sur son front bleu
déroulé comme une corde sur l’étale
Si fragile si transparente qu’on peut voir au travers ma peau
l’arborescence du sang comme les racines d’une brisure comme l’instant d’avant l’éclatement
cristallin rembobiné,
Mais c’est l’essor,
les fragments qui remontent, reconstitués,
ce sont mes plantes domestiquant
la baleine profonde
l’abysse immergéMarchant sur les eaux.
22:50 Publié dans C'est l'écaille dans les strates du souffle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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