« Murs murs | Page d'accueil | Parce que j'ai envie. »
17 février 2006
Il y a
oh, il y a, il y a encore.
derrière la cloison, il y a encore.
Il y a pour la vie, il y a pour la mort.
Aux vitres de l’écran se collent les mains transparentes des morts. élytres de leur appel, élytres de leur regard. ils viennent humer le souffle sur nos bouches.
Comment passer indérangée dans les couloirs si fréquentés de l’ailleurs, comment porter aux joues leurs baisers nombreux comme les pétales quand le vivant nous hèle.
Je porte en moi la vie donnée. celle qui fut ma délivrance. en mon sein elle fut mise, par l’amour elle fut mise, partout je la porte, en elle je vais.
Vaste comme l’orbe de la terre, elle ouvre les cercles de l’espace, à l’entour. elle cercle les ondes. Elle est comme la robe du printemps.
Elle organisera les flottaisons des défunts, des traces, des presque-rien, elle qui est marée, elle qui est immensité, elle qui est tout.
Elle portera les oubliés dans les plis de sa robe.
Son front ouvrira les voûtes du cosmos.
Les voiles des nébuleuses flotteront sous son étrave grandissante.
21:49 Publié dans lumes et umbria | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Ecrire un commentaire